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le président Guillermo Lasso, cité dans les Pandora papers, refuse de témoigner

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Le président équatorien, cité dans les Pandora papers, a refusé de témoigner mercredi devant une commission parlementaire chargée d’enquêter sur cette affaire faisant état de fraude et d’évasion fiscale à très large échelle. Guillermo Lasso a provoqué une deuxième demande de cette commission pour qu’il comparaisse vendredi de « manière obligatoire ».

Guillermo Lasso dans le viseur d’une commission parlementaire missionnée par l’Assemblée nationale en Équateur. Le président équatorien a refusé, mercredi 20 octobre, de témoigner dans le cadre d’une enquête sur les Pandora papers – dans laquelle il est cité –, ce qui a poussé la commission à faire une deuxième demande pour qu’il comparaisse vendredi de « manière obligatoire ».

Guillermo Lasso avait été convoqué pour s’expliquer sur l’argent qu’il possédait dans des paradis fiscaux, selon les révélations des Pandora papers.

D’après cette enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), le président équatorien contrôlait 14 sociétés offshore – la plupart basées au Panama – fermées après que l’ancien président Rafael Correa (2007-2017) eut adopté en 2017 une loi interdisant aux candidats à la présidence de posséder des sociétés dans des paradis fiscaux.

Sur 137 parlementaires, 105 ont voté l’ouverture d’une enquête contre le président conservateur, afin de « clarifier » si celui-ci a violé « le mandat légal du pacte éthique, qui interdit aux candidats et aux fonctionnaires de disposer de leurs ressources ou de leurs actifs dans des paradis fiscaux ».

Dans une lettre, Guillermo Lasso a assuré qu’il était disposé à recevoir les membres de la commission au siège du gouvernement « une fois que toutes les audiences prévues (…) auront été achevées ». « J’ai le droit de connaître à l’avance les affirmations qui ont été faites », a-t-il justifié.

Des « investissements légitimes dans d’autres pays »

Face au refus de se présenter devant la commission, son président José Cabascango (gauche) a clos la session mercredi, convoquant le chef de l’État une deuxième fois, de « manière obligatoire » ce vendredi.

Appelés eux aussi à témoigner, l’épouse et le fils du président se sont également excusés auprès de la commission, arguant qu’ils n’étaient pas fonctionnaires et n’avaient donc pas obligation de s’y présenter.

« Ni lorsque j’ai enregistré ma candidature à la présidence, ni depuis lors jusqu’à aujourd’hui, je n’ai violé » l’interdiction de posséder des avoirs dans un paradis fiscal, a assuré le chef de l’État dans sa lettre.

L’ex-banquier a simplement reconnu qu’il avait des « investissements légitimes dans d’autres pays », dont il s’est débarrassé afin d’être candidat à l’élection du printemps 2021, qu’il a remportée.

Il a également demandé au Bureau du contrôleur général d’examiner ses actifs et dit renoncer au secret bancaire afin de pouvoir faire l’objet d’une enquête.

En Amérique latine, outre le président équatorien, les dirigeants du Chili, Sebastian Piñera, et de la République dominicaine, Luis Abinader, apparaissent dans l’enquête des Pandora Papers.

Au Chili, Sebastian Piñera fait l’objet d’une enquête pénale et se trouve sous la menace d’une procédure de destitution lancée par l’opposition concernant la vente d’une concession minière entachée de soupçons de corruption.

Avec AFP


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