Le Qatar assure que les pilotes de F1 pourront discuter « librement » des droits de l’Homme

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À quelques semaines du premier Grand Prix de F1 du Qatar, le président de la Fédération de l’automobile et de la moto qatarie, Abdulrahman al-Mannai, a assuré que les pilotes auront la possibilité de « s’exprimer librement » sur la situation des droits de l’Homme dans l’émirat.

Le Qatar veut rassurer et faire taire les critiques en promettant que ces dernières pourront être émises. C’est la stratégie paradoxale de l’émirat gazier, régulièrement critiqué par des ONG internationales sur le respect des droits humains.

Alors que le Qatar accueillera le premier Grand Prix de F1 de son histoire le 21 novembre, les pilotes, dont le Britannique Lewis Hamilton, septuple champion du monde très engagé dans les questions sociétales, « pourront s’exprimer librement sur leurs plateformes », a tenté de désamorcer Abdulrahman al-Mannai, président de la Fédération de l’automobile et de la moto du Qatar, dans une interview à l’AFP.

« Nous n’avons pas de problème avec cela au Qatar, vu qu’ils sont libres de dire ce qu’ils veulent », a-t-il ajouté.

Pour la cérémonie protocolaire après la course, les pilotes ne pourront pas sabler le champagne sur le podium : « Nous avons nos valeurs et notre culture, nous respectons la culture des autres. (…) On n’utilisera pas de champagne ou d’alcool durant la cérémonie du podium, mais il y aura une alternative », a précisé le patron de la fédération qatarie.

Le Qatar est régulièrement condamné par les ONG pour le traitement réservé aux centaines de milliers de travailleurs, venus notamment d’Asie sur les grands chantiers du Mondial de football, qu’il organisera en novembre et décembre 2022.

Amnesty international appelle les pilotes à s’exprimer

En mars dernier, l’émirat gazier a été la cible de protestations de la part des joueurs de plusieurs équipes nationales de football – Norvège, Allemagne, Belgique, Pays-Bas – en marge de matches de qualification pour le Mondial-2022. Ces équipes ont arboré des T-shirts critiquant la situation et d’autres ont agité la menace du boycott.

Amnesty International avait également dans un communiqué la F1 à « insister pour que tous les contrats relatifs à cette course contiennent des normes de travail strictes dans toutes les chaînes d’approvisionnement. »

Face aux critiques, le Qatar a introduit plusieurs réformes de son droit du travail, comme la suppression du « visa de sortie » pour les employés de maison, l’introduction d’un salaire minimum mensuel (1,12 euro par heure) ou encore l’abolition du certificat de « non-objection » des employeurs pour les travailleurs souhaitant changer d’emploi.

« Le Qatar est désormais ouvert (…) aux critiques. Ces dernières années, le Qatar a œuvré pour améliorer la situation des travailleurs », a insisté Abdulrahman al-Mannai. « Nous avons fait des progrès considérables. Bien sûr, le système n’est pas encore parfait. »

Le Grand Prix du Qatar de F1, prévu le 21 novembre, remplace le Grand Prix d’Australie, annulé en raison de la pandémie et des restrictions sanitaires. Le Qatar s’est engagé à accueillir la F1 pour les dix prochaines années sur le circuit de Losail.

L’annonce fin septembre du partenariat est loin d’avoir réjoui unanimement les fans de la discipline. Ces derniers avaient critiqué la décision en détournant la campagne #WeRaceAsOne (« Nous courrons ensemble »), lancée par la Formule 1 pour lutter contre les inégalités et le racisme en la transformant en #WeRaceForMoney : nous courons pour l’argent.

Avec AFP

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