le Soudan face à un « coup d’État », dénonce le mouvement pro-démocratie

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Après des semaines de tensions entre autorités civiles et militaires, des arrestations de dirigeants ont eu lieu, tôt lundi au Soudan, par des hommes armés non identifiés. Alors que l’accès à Internet a été coupé dans l’ensemble du pays, des responsables du bloc civil au sein du Conseil de transition appellent à la « désobéissance » face à un « coup d’État ».

Des hommes armés non identifiés ont arrêté plusieurs dirigeants soudanais tôt, lundi 25 octobre, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale, après des semaines de tensions entre les autorités de transition civiles et militaires.

Le réseau Internet a été coupé à travers le pays, ont constaté des journalistes de l’AFP, tandis que des manifestants se rassemblaient dans les rues de Khartoum pour protester contre les arrestations.

L’Association des professionnels, l’un des fers de lance de la révolte qui a mis fin en 2019 à trente ans de dictature du président Omar el-Béchir, a appelé lundi les Soudanais à la « désobéissance » face à un « coup d’État ».

Cette coordination a lancé son appel sur Twitter malgré les coupures d’Internet.

Ces événements interviennent deux jours seulement après qu’une faction soudanaise appelant à un transfert du pouvoir vers un régime civil a mis en garde contre un « coup d’État rampant », lors d’une conférence de presse qu’une foule de personnes non identifiées avait cherché à empêcher.

  • 7 h 37 : la plupart des ministres et membres civils du Conseil de transition arrêtés

Le ministre de l’Information a confirmé, lundi, l’arrestation de la plupart des ministres et membres civils du Conseil de souveraineté qui chapeaute la transition au Soudan.

Dans son communiqué, le ministère ne précise toutefois pas si le Premier ministre, Abdallah Hamdok, fait partie des dirigeants arrêtés, alors que des médias ont rapporté qu’il avait été placé en résidence surveillée.

Selon la chaîne Al Hadath, citant des sources non identifiées, le Premier ministre a été placé en résidence surveillée lundi matin après qu’un groupe de combattants armés ont fait le siège de sa maison.

Reuters a de son côté appris, de sources familiales, l’arrestation lundi matin à son domicile du conseiller en communication d’Abdallah Hamdok.

  • 6 h 58 : manifestations à Khartoum, l’armée déployée

Un groupe à la tête du mouvement pro-démocratie a appelé à une grève générale et à la désobéissance civile face au « coup d’État militaire ». Des manifestants brandissant le drapeau national ont incendié des pneus en différents endroits de Khartoum, a rapporté un journaliste de Reuters. 

L’armée s’est déployée dans la capitale Khartoum pour y restreindre les déplacements.

  • 6 h : des dirigeants soudanais arrêtés, Internet coupé

Des hommes armés non identifiés ont arrêté tôt, lundi, plusieurs dirigeants soudanais à leur domicile, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale, après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Le réseau internet a été coupé dans tout le pays, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Depuis l’éviction du président Omar el-Béchir, en avril 2019, le Soudan connaît une transition précaire entachée de divisions politiques et de luttes de pouvoir. Depuis août 2019, le pays est dirigé par une administration composée de civils et de militaires chargée de superviser la transition vers un régime entièrement civil.

Selon des analystes, les récentes manifestations de masse témoignent d’un fort soutien à une démocratie dirigée par des civils, mais les manifestations de rue risquent d’avoir peu d’impact sur les puissantes factions qui font pression pour un retour au régime militaire

Avec AFP

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