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Lutte contre les militants du MOVE : quand la police de Philadelphie bombardait ses propres citoyens

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Le groupe de libération afro-américain MOVE voit le jour au début des années 70. Il prône un retour à la nature, le respect des droits des animaux et la fin du capitalisme. Ses sympathisants, antisystèmes, sont surveillés de près par les autorités avec lesquelles ils ont plusieurs confrontations. Jusqu’à la journée fatidique du 13 mai 1985, lorsque la police décide de bombarder une maison dans un quartier de Philadelphie, provoquant un incendie dans lequel 11 personnes sont mortes, dont 5 enfants. Une histoire passée sous silence, aucun décisionnaire n’ayant été poursuivi par la justice. La ville a fini par présenter des excuses officielles en 2020. Fanny Allard et Matthieu Mabin sont retournés sur les lieux 35 ans après les faits.

Souvent qualifié de secte, le MOVE était emmené par Vincent Leaphart, alias John Africa, un afro-américain qui a pris le nom d’Africa en référence au continent qu’il considérait être l’origine du monde. À sa suite tous les membres du MOVE prendront à leur tour le nom d’Africa, ils vivent à l’époque tous ensemble sous le même toit dans l’ouest de la ville. Ils protestent notamment devant les zoos et les institutions politiques qu’ils contestent.

Ramona Africa, qui a réchappé au bombardement de 1985, vit toujours à Philadelphie © Capture France 24


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